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 °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°

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MessageSujet: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   Sam 18 Oct - 19:20



Code du Réglement : Doog Luffy
Nom & Prénom :Roronoa Zoro ( surnoms : Marimo, Oni, Kaizoku Gari no Zoro )
Age : 19 ans, né un 11 Novembre
Proffession : Bretteur
Grade souhaité : Bretteur des Mugiwara ( Vice-Capitaine )
Equipage : Mugiwara
Fruit du démon : Il n'en a en aucun point besoin
Description Morale : Au premier abord, Zoro renvoie de lui l'image d'un homme assez froid, fier et borné. S'il est vrai que ces qualificatifs sont d'application dans son chef, il convient d'en étayer la vue d'ensemble. Ainsi, il est peu dire que la solitude l'accompagne, de tout temps. S'il fait partie intégrante du Mugiwara, il n'en reste pas moins seul, sur la voie sur laquelle il s'est engagé. A ce titre, il n'acceptera jamais la moindre marque de pitié, d'aide, de compassion même. Eu égard à son passif, il appert que ses nakamas ne font pas exception à la règle. Que du contraire, il tient d'autant moins à perdre la face en leur présence, dans le contexte de groupe qui régit leur lien. Ainsi, Zoro s'en voudra d'autant plus, lorsqu'il verra le glas sonner au bout de son duel face à Taka no Me. Sous les yeux de son capitaine, celui-là même auprès duquel il s'était targué de devenir le meilleur sabreur de toutes les mers. Coûte que coûte, au point que la motivation de son engeance le pousserait à se mettre en marge de l'équipage, si d'aventure cette ambition devait être mise à mal par la marche en avant édictée par Luffy. Lorsque l'on voit la dévotion dont fait montre Zoro, tant envers le statut de pirate qu'envers le code de l'honneur, on saisit la portée de ladite ambition. De rêve d'enfant, elle est devenue l'objectif de toute une vie. Et elle perdure, renforcée par deux promesses. Ainsi que tant d'engagements tacites envers soi-même ... C'est là le symbole d'une volonté de fer, laquelle transparaît invariablement lors de chaque combat mettant aux prises Zoro et quelque opposant. S'il en allait autrement, il ne serait pas à même de s'imposer autant de fardeaux.

Un homme doté d'une volonté de fer, donc. Au combat comme dans la vie, Zoro est un peu une locomotive inébranlable, dont la voie est toute tracée. Peu importe les remparts qui se dressent sur sa route, il trouve toujours les ressources nécessaires à la victoire. Si bien qu'on se demande qui pourra l'arrêter. Pas lui-même, en tout cas. Il a déjà repoussé ses limites en de si nombreuses reprises qu'il n'a pas à douter de sa capacité à réitérer l'opération. Cependant, il est conscient de la difficulté accrue de la chose. Chaque nouvelle étape le rend plus fort, certes. Mais elles le rapprochent également tant et plus de la mort. Ce n'est pas comme si cette dernière lui faisait peur. Kamikaze avéré, Zoro est même de ceux qui l'affrontent volontairement, qui cherchent à jouer avec les limites entre elle et la vie. Force est de constater qu'il est très habile à ce petit jeu. C'est là la conséquence de sa parfaite préparation physique, mais aussi de son mental à toute épreuve. Comme lorsqu'il se charcute volontairement face à Kabaji, arguant derrière qu'une défaite face à l'acrobate serait pire que la mort. Ou lorsqu'il jette un regard noir de haine à Arlong, un regard habité d'une force indicible pour ceux qui n'ont jamais connu la moindre pulsion meurtrière. Et cela, à plus forte raison, lorsque l'homme-poisson découvre son torse salement amoché ... A ce niveau, on dépasse les concepts de force de caractère et d'abnégation. S'il a pu atteindre ce stade dès son périple sur East Blue, c'est bien parce qu'il s'est astreint aux pires austérités dès sa prime enfance. Il en est conscient et personne ne lui en enlèvera le mérite. Un homme déterminé et résolu, donc. Nombreux sont ceux qui y voient de la vanité, de l'ignorance, de l'arrogance, ... S'il aime effectivement manier la provocation, Zoro n'en est pas pour autant hautain. La limite est ténue, mais il ne franchit jamais la frontière qui sépare ces qualificatifs. Certes, il est question d'interprétation à ce niveau et on ne peut se revendiquer d'un absolutisme au moment d'aborder ce trait comportemental. Mais il est indéniable que le second homme fort du Mugiwara dispose d'une palette caractérielle bien plus fournie que certains ne veulent bien le croire. Il s'agit de ne pas omettre à quel point il peut se montrer humble et sage, faire preuve d'une prise de recul bienvenue et immédiate là où la masse cède à la panique et/ou à l'excitation du moment. Les exemples les plus frappants trouvant leur place dans le séquentiel post-RP, je ne ferai que les citer, sans entrer dans les détails : sa réaction après l'apparition de Mr 2 - Bon Clay, ainsi que la prise de conscience des pouvoirs du travesti ; son attitude solennelle face à la décision de réintégrer ou non Usopp au sein de l'équipage. On peut également revenir sur son show à Whiskey Peak, mais il n'en eut pas l'exclusivité ( quoique .. ) et je compte rebondir sur ce point pour un tout autre élément de sa personnalité.

Pour en revenir au rapport Zoro - Mugiwara, on observe une nette gradation au niveau de son rôle, de la place qu'il occupe. Au tout début, il est précédé d'une réputation assez flatteuse, terrifiante aussi en un sens. Il s'avère assez rapidement bien plus "cool" qu'on ne voulait le faire croire et semble être un compagnon d'infortune de Luffy : celui qui devra essuyer les plâtres et résorber l'étourderie du capitaine. Dès l'arrivée de Nami et la bataille contre Baggy, on en retient tout ce qu'il met en jeu au combat. De son honneur à sa fierté, en passant par sa résolution à ne pas perdre. Egalement son dévouement total, sa capacité à surmonter la douleur. Perdant des litres de sang ( un grand classique ), il fera en sorte de secourir Luffy et placera déjà bien de la confiance en son capitaine. Dans l'absolu, il sera également une source de soucis pour Nami, à l'image de Mugiwara. Le recrutement d'Usopp confirme l'image précédente, renforcée par la pensée qu'il est hautement aguerri au combat pour son jeune âge. Le combat et ce qu'il implique. Comme le démontre son intervention sacrificielle, lorsqu'il s'interposa entre une bille de plomb et sa cible. Il n'est pas qu'un fauve prêt à dévorer sa proie, on voit qu'il ne se bat pas que dans son propre intérêt, pour assouvir quelque soif de combat. L'épisode du Baratie marquant un tournant dans l'ensemble de son cheminement, j'y reviendrai plus tard. Globalement, on en retient l'importance qu'il place dans ses promesses. Sa fidélité à soi-même et sa résolution en font un homme exemplaire, dont les larmes sont assez belles et émouvantes. L'arc Arlong Park et l'entame du périple sur Grandline, enfin, le révèlent peu à peu comme un combattant de l'impossible. Sa conduite frise le suicidaire ( son plongeon dans la piscine, alors qu'il est ligoté ), mais est surtout à la mesure de sa capacité à voir clair dans le jeu des gens. Observateur et toujours sur le qui-vive, il prendra plus loin une part considérable dans la stratégie du Mugiwara. Excentrique dans sa volonté de ne jamais perdre, il deviendra un nakama avec lequel on peut aller au feu. Raisonnable en dehors et surtout raisonné, il doit cela à son sang-froid de tous les instants. Bien que faisant la preuve de sa hargne au combat, il apparaît très posé en dehors. Comme lorsqu'il tempère le stress de Vivi. De fait, Zoro dispose d'une place de choix au sein de l'équipage. Aussi bien en combat de par sa force que dans le groupe, au sein duquel il ne manque pas de calmer bien des ardeurs, d'apporter un point de vue réaliste et averti. Sa présumée rivalité avec Sanji, enfin, égaie nombre de ses apparitions et rappelle que deux coqs dans une même cour ne font guère bon ménage. Mais indéniablement, Zoro incarne "l'homme fort et dur" dans toute sa splendeur.

Les points précédents dévoilent le Zoro de tous les jours : l'homme, le nakama et le bretteur. En regroupant ces éléments, il est possible d'étaler toute une série de traits de caractère redondants au cours de ses apparitions. A commencer par son charisme. Aussi bourru soit-il, il n'en demeure pas moins apte à prendre la parole. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il sait se faire entendre. De même qu'il a le don de faire passer son message en peu de mots, sans avoir besoin de théâtraliser. Il n'aimerait pas cela, de toute façon. A ce titre, il peut parfois paraître étonnant de le voir se plier aussi docilement au capitanat de Luffy. Bien souvent, l'on a droit à des réflexions du type " Ce serait pas plutôt lui, leur capitaine .. ? ". Hasard ou pas, on a vite fait de trancher ( haha ). Zoro a ce quelque chose d'inné, de naturel, qu'il dégage avec une aisance folle. Sa classe certaine n'a d'égale que son talent, sabres en mains - et en bouche -. Pourtant, il est peu désireux de jouer les orateurs et de se mettre en avant sur une autre scène que celle du combat. Ceci explique cela ... Tout comme il convient de souligner qu'il ne se prive pas de claironner ce qu'il juge bon de diffuser au collectif. En ce sens, il compense assez bien l'esprit enfantin de son capitaine. On en veut pour preuve sa capacité à faire montre d'un sang-froid hors normes lors de ses prises de parole, dans son agir également. Comme s'il prenait une longueur d'avance sur l'imaginaire collectif afin d'orienter les pensées de tout un chacun vers la direction optimale. En cela, il est intéressant de voir Sanji abonder en son sens. " Ca m'arrache le coeur de l'admettre, mais ce que dit Marimo ... ". On a entendu cette phrase plus d'une fois.

A travers Zoro, c'est tout un tas de valeurs qui sont rappelées au bon souvenir de tous. Son sens de l'honneur, son amour-propre, sa fierté exacerbée, son refus de ployer lorsque sa foi et ses convictions sont en jeu, ... Et là, c'est le fan qui parle : j'ai particulièrement apprécié son intervention sur Skypiea, lorsqu'il plonge pour empêcher Robin de tomber, avant de fusiller Ener du regard. Jusqu'alors, on avait ces facettes intrapersonnelles de Zoro devant nos yeux et c'était bien. Là, c'en est devenu parfait, à mes yeux. Il a cette sorte de fidélité à soi qui force l'admiration. Ce côté un peu traditionnel, cette conception des choses forgée dans l'expérience et l'apprentissage. Il est capable de croire et de faire croire en ces choses qui tombent en désuétude, de par le monde. C'est une grande force. C'est une cause autant qu'une conséquence de son âme de loup solitaire. Ce n'est pas un hasard si, tant de fois, on le voit un peu en marge du groupe. Que ce soit pour les besoins de son entraînement, de sa progression, de quelque méditation, ... Lorsqu'on porte si haut le flambeau de ses convictions, il convient d'être seul face à soi-même assez souvent. Sans quoi, on voit les autres déteindre sur soi. Zoro jongle parfaitement entre ces deux alternatives, il semble avoir trouvé le juste milieu. Car, en attestent les nombreuses Mugiwara Parties et sa place au sein du groupe, il se considère pleinement comme un pirate sous la bannière de Luffy. Non comme un mercenaire prêt à claque la porte à tout moment.

Toutefois, et ce point marquera la cloture du profil psychologique, il faut avouer que les autres ont tout de même déteint sur lui. Ou plutôt révélé une partie de sa nature enfouie. Zoro est fier, brave et vaillant. Admirable en de nombreux points. Mais à la base, il demeure surtout un homme hautement inaccessible. L'apparition de Johnny et Yosaku viendra, une première fois, éroder cette image. Puis, ce sera au tour des relations entretenues avec les membres de l'équipage. Les symboles qu'il y place, également. Où j'en reviens à la fameuse démonstration en Whiskey Peak, terre de désolation pour Baroque Works. En contexte, l'on y voit surtout un homme un peu fou, sûr de lui et confiant en son potentiel. Egalement un guerrier désireux de tester ses nouvelles lames, en plus d'affiner ses talents dans un contexte de "seul contre tous", propice à lui offrir une belle marge de progression. Au final, avec bien du recul, on a surtout un homme qui n'hésite pas une seule seconde à s'interposer entre ses nakamas et quelque menace que ce soit. Quoi qu'on en dise et quoi que lui-même ait pu en dire, Zoro ne fait plus nécessairement primer son ambition sur l'intérêt collectif. Le jour où il brandit cette menace sous le nez de Luffy, ce fut surtout un moyen indirect de tester la motivation de celui qui voulait l'embrigader. Dès cet instant, il fut le mieux placé pour comprendre le rêve de son senchô. Seul contre tous. Visant un trône unique. Zoro ne fait pas primer sa personne sur le groupe. Bien au contraire ... Et c'est en cela que réside une part de la beauté du personnage : non seulement il s'adonne à ce que l'aventure perdure, mais en plus de cela, il s'adjoint de multiples fardeaux pour eux. Ils ne sont pas sa faiblesse, mais sa force. " Si je ne suis pas capable de les protéger, je n'ai pas à viser le trône de meilleur sabreur ". Voilà qui résumerait sa pensée. Ils sont devenus de précieux nakamas. La route serait bien triste sans eux. Et même s'il ne le claironnera jamais, Roronoa a parfaitement trouvé sa place au sein du Mugiwara.


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MessageSujet: Re: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   Sam 18 Oct - 19:21

Description Physique : Zoro Roronoa dispose d'un look pour le moins atypique, lui conférant une originalité certaine et bien des éléments de différenciation de la masse, au sein d'One Piece s'entend. La simplicité prévaut pourtant dans son apparence, si bien que le qualificatif de "douteux" a parfois succédé à celui de "sobre" pour désigner son style vestimentaire. Cependant, ce n'est aucunement ce dernier qui contribue majoritairement à façonner l'unicité de notre homme. En effet, comment passer outre sa tignasse verdâtre ? Si la coupe en elle-même renvoie, encore une fois, à l'idée susmentionnée de simplicité, il en va autrement de sa teinte basique. Et pour cause, il s'avère que Zoro dispose du privilège - ou non, c'est selon - d'être l'un des seuls à se démarquer du lot, de par sa chevelure en le cas présent. Au point que l'un des sobriquets dont il est affublé, à savoir "marimo", se rapporte à ce même élément. La taille du tout est de type court ; on y décèle, par ailleurs, quelques pics irréguliers sur toute la largeur de sa surface capillaire. Pour les puristes, on relèvera l'orientation desdits pics, la plupart du temps orientés vers la gauche. Voire vers le haut ou même la droite, comme quoi il n'y a guère de ligne de conduite prédéfinie à ce niveau. Enfin, il faut savoir qu'en des occasions bien définies par son porteur, un bandana noir sert de couvre-chef à Zoro. L'impact et le rôle du tissu seront étoffés plus bas.

Second point assez propre au bretteur, à tout le moins si l'on s'en tient exclusivement au Mugiwara, le caractère froid et ferme qui émane de l'ensemble de ses traits faciaux. Son regard, tout d'abord, se dépare de celui de ses pairs d'une façon assez nette. En l'occurence, là où Luffy, Nami, Chopper, Robin et même Sanji ou Usopp disposent d'un globe oculaire plus ou moins bien arrondi, découvrant en son sein un iris plus ou moins proéminent, Zoro se voit amputé de pareil profil. La forme étirée de ses yeux, en largeur s'entend, lui confère très facilement ce qu'on qualifie de regard glacial. Tout comme la taille hautement réduite de ses iris, d'autant plus perçants. Pour couronner le tout, ses sourcils adoptent couramment une posture froncée, en V inversé et rallongé. Des traits secs et tirés, donc. Comme sur l'ensemble de son visage, à vrai dire. Son nez et ses lèvres sont plutôt fins, chose qui accentue encore le focus sur la forme assez "directe" de son visage. Les courbes de ce dernier n'en sont pas vraiment, tant elles sont linéaires. Fort heureusement, tout ceci ne rend aucunement Zoro mono-expressif. Sans doute ce profil sec, aux traits tirés, lui offre-t-il le paroxysme de ce qu'il incarne, au sein du collectif. Dernier point se rapportant à son visage, la présence d'une boucle d'oreille tripartite, le long du lobe inférieur de son oreille gauche. Trois comme ... le nombre de ses sabres, ni plus ni moins. La forme du bijou rappelle quelque peu le port de ses lames, d'ailleurs. Notamment leur manie de brinquebaler au gré de ses pas. Sa provenance demeure inconnue, bien qu'on sache qu'il n'en disposait pas encore dans sa jeunesse.

L'ensemble du corps de Zoro, ensuite, est d'une constitution pour le moins robuste. Aussi bien dans son aspect que dans ses facultés. Là encore, on pourrait dire qu'il propose du neuf au sein de l'équipage. Mais c'est sans compter sur la constitution de Luffy, capable de soutenir la comparaison. Même si, aux plans de la morphologie et de la résistance intrinsèques, on peut raisonnablement donner l'avantage au sabreur. Ses muscles saillants sont arborés par ses soins avec une certaine classe, bien qu'il ne cherche pas à les mettre en avant. Tout au plus, son bandeau noué autour de son bras gauche contribue-t-il à faire ressortir davantage le relief de ses biceps. Biceps, triceps, ... Peu étonnant qu'il ait développé la masse musculaire de ses bras. Il en va de même pour sa sangle abdominale : sculptée, forte et tonique, on ne manque pas de poser son regard dessus. Le reste de son corps est du même accabit. Au vu de sa détente et de son endurance, on peut largement généraliser en considérant que son tonus musculaire est plutôt bien réparti, de haut en bas et de long en large.

Toujours au niveau du corps, mais à une autre échelle cette fois ... Les cicatrices. Elles sont foison, tout le long de la paroi cutanée de notre homme. La plus majestueuse, authentique trésor de guerre de son état, est sans nul doute celle qui parcourt son torse en oblique. Elle est l'oeuvre de Taka no Me no Mihawk, en plus d'être le symbole de l'estime de ce dernier. Au vu de la profondeur et de l'ampleur de la blessure ayant occasionné pareille relique, Zoro eut dû mourir. Mais il n'en fut rien, quand bien même l'hémorragie fut conséquente. Cela lui donna l'occasion d'amasser une nouvelle cicatrice, double cette fois : ses chevilles se rappellent du Candle Set de Mister 3. Fidèle à lui-même, n'acceptant pas la défaite face à pareil adversaire, le bretteur avait entrepris de se trancher les pieds, pris dans la cire. Cela afin de se mouvoir. Les séquelles sont bel et bien présentes. (*) Par ailleurs, on note que le reste de son corps est assez bien épargné, excepté en phase de combat. Il a eu beau être cogné, brûlé, lacéré, entaillé, ... Il ne porte pas d'autres marques symbolisant cela. Par contre, au beau milieu d'un arc, l'on verra toujours Zoro accouplé à bien des pertes de sang, écorchures, plaies, ... On notera également que son teint de peau varie sur nombre d'images officielles, étant mi-hâlé, mi-jaune foncé. Quelque peu ocre (!), même, en de rares occurences. Toutefois, la version officielle, celle d'Eiichiro Oda, nous présente un Zoro aussi blanc que Robin, Luffy, Nami et cie.

Le fin du fin, enfin : le fameux style vestimentaire dont il est fait mention dans le paragraphe initial. La plupart du temps, on le voit affublé du même ensemble, lequel est composé des éléments suivants : une chemise blanche, dont le haut est sempiternellement déboutonné ; un pantalon noir et souple, dont le bas est bien souvent édenté ; des bottes tout aussi souples, de même teinte que le pantalon et enfin, son fameux turban vert, enroulé autour de sa taille. Les fourreaux de ses sabres sont fixés à la droite de l'étoffe, toujours. Un autre élément contribue à établir le look de Zoro, à savoir son bandana noir. En situation de calme ou tout simplement lorsqu'il n'est pas engagé dans un combat à mort, il le garde noué à son bras gauche. Par défaut, on comprend dès lors qu'il ne le fixe sur sa toison qu'en situation de combat "à mort". Il s'agit là d'une marque de respect envers son adversaire, symbolique affirmée de son engagement total au combat. Le reste du temps, son rôle découle de ce même usage : signe de deuil. Pour celui qui se prévaut d'être le futur meilleur sabreur de toutes les mers, tout adversaire ayant contribué à asseoir ce titre mérite une once de respect, de gratitude même selon les cas. Symbolisée, en l'état, par le traditionnel port d'un bout d'étoffe noir.

Zoro étant dépeint pleinement, je ne m'attarde pas davantage sur ses changements de look. Notez qu'il n'y en a pas encore eu un seul dans le RP fourni, étant donné qu'Arlong Park n'a pas été joué et que le manteau de garde n'a pas encore été récupéré à Drum. J'ajouterai, éventuellement, les ensembles utilisés à Alabasta, sur Skypiea et à Enies Lobby.


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MessageSujet: Re: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   Sam 18 Oct - 19:23

Histoire : Né le 11 novembre en l'an 1503, Zoro Roronoa ne garde guère de souvenirs de ses toutes premières années sur Terre. Elevé dans un milieu on ne peut plus modeste, rapidement livré à lui-même, il aurait facilement pu sombrer dans la déprime dès le plus jeune âge et rallier les rangs de ceux qui jouent la complainte de l'orphelin. Mais il n'en fit rien. Un homme, une femme ou lui-même ... Qui fut le premier à mettre un sabre entre ses mains, dans quelles circonstances et pour quelle raison ? Autant de mystère qui plânent encore et toujours autour des prémisses de la voie royale sur laquelle il fut placé : celle qui le conduirait au titre suprême de meilleur sabreur au monde. Telle serait la péroraison de sa vie, amputée de faste, de luxe et de tout confort. Il s'apprêta très tôt à vivre comme un baroudeur, un aventurier. Cela lui convenait ; après tout, il n'avait jamais eu de véritable point fixe, pas plus qu'un point d'attache viable. Les rumeurs veulent qu'il ait eu le dessein d'errer de dojo en dojo, y lançant des défis à leurs occupants les plus prestigieux. De la sorte, il se prouvait sa valeur en plus de s'assurer qu'il n'avait plus rien à apprendre dans son entourage le plus immédiat.

Voilà qui était bien présomptueux, à plus forte raison de la part d'un novice qui avait encore tout à apprendre de ce noble art qu'était le maniement du sabre. Il poussait l'humiliation adverse en se révélant aisément capable d'en manier deux simultanément, sans que sa coordination et sa motricité ne s'en trouvent altérées. Il se débrouillait plutôt bien, le bougre. Là où on aurait plutôt vu un jouet quelconque entre ses mains, voire un bouquin instructif, l'on trouvait des armes blanches ... ou en bois, tout dépendait de la politique des lieux. Jamais il n'endurait de défaite, renforçant par là même son ardent désir d'être le meilleur, en même temps que sa confiance en lui-même grimpait en flèche. Heureusement ou malheureusement pour lui, c'est selon, le glas sonna un beau jour. Il tomba sur un os, plus précisément une jeune fille du nom de Kuina. Garçon manqué aux cheveux courts, elle s'avérait plus talentueuse que bien des adultes, mais aussi et surtout que Zoro. Elle fut sa pierre d'achoppement, un mur à franchir, une rivale à battre. Dos au mur, seul face au constat de son impuissance, renouvelée à chacune de ses cuisantes défaites, le jeune garçon aux cheveux verts n'en demeurait pas moins volontaire. Alors que ses pairs se seraient formalisés sur la honte de perdre face à une fille, lui-même n'en eut cure. Ce n'est pas l'opposant qui importait, en son for intérieur. Mais lui-même. Et en cela, il savait qu'il lui faudrait fournir bien des efforts afin de se montrer digne de son ambition. Hors de question d'abdiquer et de rendre les armes si tôt. Tout ne faisait encore que commencer.

Fougueux et impétueux comme pas deux, le jeune Roronoa n'en était pas moins travailleur et déterminé. Comme en attestaient les nombreuses séances individuelles auxquelles il s'astreignait, tendant à renforcer par ces pratiques toutes les aptitudes qui feraient de lui le meilleur. Musculation, maniement des sabres, oubli de soi-même, concentration, théorie, pratique, ... Tout y passait, rien n'était laissé au hasard. Rebelle à la base, il en était devenu extrêmement appliqué et à l'écoute lors des différentes séances dispensées par son sensei et ses senpai. Il n'en demeurait pas moins inapte à faire trépasser son écueil infranchissable. Kuina gardait une, voire plusieurs longueurs d'avance sur son plus proche poursuivant. Révolté face à la redondance frustrante de ses défaites, le jeune homme ne se voyait même pas réconforté par les dires de Kôshirô, son instructeur. Celui-ci répétait à l'envi à son disciple qu'il n'avait pas à s'en faire, que Kuina était spéciale et qu'il devrait davantage valoriser ses innombrables victoires sur tant d'adultes du coin. Ca n'était qu'un pis-aller pour l'ambitieux garçon. Shimotsuki deviendrait rapidement trop petite pour lui, il ne le savait que trop bien. Et s'il stagnait trop longtemps en ce lieu, il se sentirait d'autant plus indigne d'un jour porter le titre auquel il s'était prédestiné.

Réaliste dans sa déception, il ne versa pas dans l'amertume. C'eut été trop facile, en plus d'être une preuve de faiblesse malvenue. Une fois encore, il repassa son bleu de travail et redoubla d'efforts, calquant ses séances d'entraînement sur celles de Kuina. Nulle question de la copier ou de se baser sur ses propres méthodes en la matière, loin de là. Simplement l'avait-il prise pour modèle, au fil du temps. Observateur, Zoro n'avait que trop bien compris que les victoires de sa rivale n'étaient aucunement le fruit du hasard. C'était plutôt le résultat d'une application minutieuse des principes inculqués par ses aînés, accouplée à son travail sur elle-même et à sa pratique permanente de leur art. Elle devait également disposer d'une affinité naturelle avec les katanas, d'un talent certain en la matière. De plus, elle avait grandi et évolué dans un milieu propice à pareil épanouissement, sous la tutelle de son paternel. Mais plutôt que d'y trouver des excuses, Zoro se jura de surpasser tout ce qu'elle avait pu atteindre par ces biais. Une motivation supplémentaire, certes. Mais surtout la preuve implicite qu'il la considérait comme une concurrente sérieuse sur la voie qui menait à la première place ... Car il n'aurait jamais accepté de placer autant de considération en un quidam dépourvu de qualités hors normes.

De par cette façon de penser, Zoro donna une belle leçon de sagesse et d'humilité à ses homologues. Nombre d'entre eux jouaient les faux-fuyants, préférant se retrancher derrière des prétextes qui ne tenaient pas la route. Entre autres choses, ils aimaient à penser que leur maître avait enseigné des techniques secrètes à sa fille afin qu'elle demeure inaccessible pour les autres. D'autres estimaient que Zoro n'arrivait pas à se donner à fond, inconsciemment, du fait du sexe opposé de son opposante. Bien sûr, il n'en était rien. Le jeune garçon ne pouvait que remercier celui, celle ou ceux qui lui avaient conféré cette permanence à lui-même, cette façon de penser propre et fermement indépendante. Au lieu de nourrir de la rancoeur et de la jalousie à l'encontre de la jeune fille, il chercha tout le long à apprendre d'elle-même. Ainsi que de ceux qui l'avaient formée. Après tout, il se savait "né" sabreur sur le tas. C'est comme s'il résorbait son retard petit-à-petit, de son propre chef. Comme quoi, une simple rencontre put lui faire prendre conscience de bien des choses, lui inculquer des principes et des valeurs par trop rares. Le rebelle était devenu tempéré, presque discipliné. Restait son style de combat, très impulsif et fonceur. Et déjà, on décelait à quel point sa fierté et son honneur transparaissaient, bien qu'il les laissait parfois de côté. Les nombreuses visites qu'il rendait à Kôshirô pour lui demander ce qu'il devait améliorer, en étaient la preuve.

Les mois passés au sein du dojo virent la destruction de moults mannequins, le bris d'un nombre incalculable de lames, tant de litres de sueur et d'heures passées à s'entraîner sans relâche ... Tout cela en vue de ce jour, celui du duel qui déciderait, une fois pour toutes - bien qu'ils ne le savaient pas encore -, qui était le meilleur des deux. Avec de vraies armes, cette fois et non de simples sabres de bois. La lune éclairait quelque peu les lopins de terre entourant l'aire d'entraînement, tandis que Zoro s'avançait vers l'habituelle retraite de son modèle. Elle s'entraînait encore, en dépit de l'heure tardive. Bien décidé à l'emporter, le jeune garçon y alla de son habituelle moue fixe, tandis que sa comparse répliquait d'un petit sourire disant qu'elle ne perdrait pas. Et de fait, elle l'emporta une nouvelle fois ... Le résultat demeura presque anecdotique après coup, bien qu'il déterminera plus tard la tournure de la vie de Roronoa. Après coup, tandis qu'ils s'étaient écartés de la zone de combat pour récupérer au calme, Kuina fit montre d'une attitude pour le moins alamboquée. Au grand dam de son vis-à-vis, tant cela ne lui ressemblait pas. Il se demanda ce qui pouvait bien lui prendre, puis comprit aisément. Elle évoquait sa nature féminine, impliquant d'après elle son incapacité future à accéder aux strapontins auxquels se promettait Zoro. Elle paraissait sur le point d'abandonner la pratique du combat au sabre.

Il est peu dire que cela déplut au jeune garçon. Complètement remis du dégoût de sa défaite en un instant, il se montra assez surpris et décontenancé face aux dires de sa camarade. Révolté également, car il ne pouvait décemment pas accepter que son modèle tienne des paroles aussi lâches sous son nez, sans réagir de surcroît. Plutôt que de la laisser creuser sa tombe, en tant qu'épéiste s'entend, il l'aida à se relever et à faire preuve de la détermination qu'il lui connaissait. Il lui avoua également bien des choses, par la même occasion. Notamment qu'il l'avait prise pour modèle, qu'il ne se tuait pas à la tâche pour d'autre objectif immédiat que de la battre, ... Quant à son rêve de devenir le meilleur sabreur au monde, elle le connaissait déjà. Mais il se fit fort de le remettre au goût du jour, en plus d'entraîner Kuina dans cette même optique. Il n'y avait aucune prétention là-dedans. Zoro ne se considérait pas encore comme une raison suffisante pour elle de rester à niveau. Par contre, il ne doutait pas un seul instant qu'il lui mènerait la vie dure, à l'avenir. Qu'il l'obligerait à ne pas se laisser abattre, si elle voulait rester invaincue face à lui. Au fond, il n'y avait pas de mystère au propos de l'agir du jeune garçon. S'il parlait avec autant de force, c'était pour une raison assez limpide en lui-même ... Très rapidement, il avait considéré Kuina comme étant capable d'atteindre le but que lui-même se fixait. Ce n'était pas un moyen de justifier ses défaites et de les accepter. Que du contraire, il s'en voulait toujours de perdre. Mais il ne se sentait pas humilié au point d'abandonner. Elle incarnait quelque chose de fort, pour lui, à savoir la rivale qui lui permettrait de franchir bien des paliers en une seule fois. Une victoire suffirait. Elle symboliserait sa valeur accrue et bien des choses. De même, s'il l'avait adjointe à sa promesse, c'était parce qu'il croyait fermement en la valeur de la jeune fille. Tant qu'il ne l'aurait pas battue, il accepterait au moins de reconnaître son aptitude à lui livrer concurrence sur la voie du meilleur. Et cela, il s'était évertué à l'entretenir. Car il aurait toujours un goût de trop peu, d'inachevé si Kuina perdait face à elle-même. Le seul qui devrait la battre, c'était lui. Personne d'autre.

Malheureusement, la mauvaise fortune se manifesta dès le lendemain. Zoro n'en crut pas ses oreilles : Kuina n'était plus, décédant au prix d'une chute dans l'escalier. Les questions succédaient à l'incompréhension. Pourquoi ci, pourquoi ça ? Il trouva cela profondément injuste. Mais plutôt que de verser dans la tristesse et de s'oublier, il parvint à s'accrocher. La suite fut une succession d'étapes marquant, aujourd'hui encore, son cheminement. En premier lieu, il demanda à son maître une faveur, celle de lui léguer le katana de feu sa progéniture. Obséquieux homme de bien, généreux et doué d'empathie comme peu d'adultes, Kôshirô accepta. Il nourrissait une certaine estime pour son disciple, en plus d'être au courant de toutes ces choses qui le rattachaient à sa fille. En second lieu, symbole de deuil ou pas, le jeune Roronoa décida de poursuivre son apprentissage sur place. Finalement, Shimotsuki n'était pas si mal ... Une terre qui avait vu grandir une jeune escrimeuse si prometteuse ne pouvait être néfaste à sa propre progression. De plus, il y avait toujours en lui cette volonté manifeste d'apprendre, d'évoluer, ... comme Kuina avait pu le faire. Le temps lui avait appris à apprécier à leur juste valeur l'apport de ses aînés. De temps à autres, il se rendait dans les dojos voisins, y affrontant leurs meilleurs éléments. Il alignait les victoires ... Champion du comté, il marchait bel et bien sur les pas de la susnommée. A moins que ses empreintes ne fussent déjà indélébiles ? Peut-être, mais il n'en avait cure. Pour lui, les choses étaient claires. Il n'avait jamais vaincu Kuina, elle demeurait donc intrinsèquement plus forte. Et s'il ne vivait pas dans le passé, il s'était bien imposé ce lourd fardeau ... Celui de tenir sa promesse, afin que tout là-haut, elle puisse entendre son nom. Son triomphe serait également celui de la jeune fille. Il lui devait bien ça. Et surtout, son honneur, sa fidélité l'empêchaient d'entrevoir les choses autrement.

C'est ainsi qu'après s'être recueilli une dernière fois sur la tombe de la défunte, Roronoa Zoro prit la mer. Il devait y trouver un homme, qu'il affronterait par la suite. Taka no Me no Mihawk, celui qui disposait du titre tant envié de meilleur sabreur au monde. Entretemps, alors que son bagage avait joliment crû, Zoro avait développé le Santoryuu, un style de combat à trois sabres. Plus tard, Shimotsuki serait fier d'avoir vu éclore cette perle rare.


Dernière édition par Roronoa Zoro le Sam 18 Oct - 19:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   Sam 18 Oct - 19:24

C'est à l'âge adulte qu'il entreprit son périple. C'en était bel et bien un pour lui, dépourvu de tout sens de l'orientation comme il l'était. Partant de là, prendre la mer sans aucune connaissance en termes de navigation s'avérait pour le moins caduque. On ne pouvait pas vraiment dire non plus qu'il était pointilleux au niveau de ses rations de survie. Il comptait sur la bonne fortune pour trouver de quoi se nourrir en chemin. Le même constat était d'application pour l'argent. Sans le sou ou presque, Zoro devrait donc trouver le moyen d'empocher quelques Berries ça et là, si tant est qu'il souhaitait se restaurer sans problème. Encore fallait-il atteindre une île plus ou moins proche de son point de départ. Il eut la chance de n'encourir ni tempête, ni aucune autre menace climatique. Quant aux rares navires qu'il croisait, ils n'acheminaient de terre en terre que des civils. Voire des gardiens de la paix, dont l'existence de Zoro relevait à l'époque de l'indifférence la plus totale. Cette situation perdura, plusieurs jours durant, jusqu'à ce qu'il n'atteigne une île limitrophe. Son ventre gargouillait, son visage était marqué par la fatigue, ses réserves s'amenuisaient, ... Malgré tout, il avait tenu bon. Il s'efforçait à ne rien laisser paraître de son piètre état, quand bien même il s'avérait difficile de le masquer.

Bien qu'épargnée par les caprices inhérents à bien des voyages en mer, son embarcation de fortune n'était pas logée à meilleure enseigne. Le tenancier de l'auberge du coin, qui avait vu venir cet étranger depuis son comptoir, se demanda s'il s'agissait d'un bandit de la pire engeance. Au vu du look de Zoro, il craignait le pire. Le fait qu'il porte trois sabres ne le rassurait pas davantage. Cependant, il accorda le bénéfice du doute au jeune homme et le laissa atteindre son établissement. Le ton de sa voix, saccadé, laissait transparaître un épuisement certain dans le chef de l'inconnu. Ce qui déparait avec son regard, nullement abattu ni vacillant. Un regard déterminé, celui qu'on ces hommes qui ne lachent jamais rien. De fait, c'est dans cette même optique de ne pas s'écrouler que Zoro posa la question suivante à son vis-à-vis : " Oï, jii-san ... Que doit faire un étranger sans le sou pour que tu lui serves ton meilleur repas ? " ... Moyennement surpris, le propriétaire des lieux se demanda encore une fois s'il devait ou non rester sur ses gardes. Suite à quoi il se fit la réflexion qu'un homme fier comme son interlocuteur ne s'abaisserait pas à pareille question, s'il nourrissait des intentions malsaines. En guise de réponse, Roronoa eut ainsi droit à une affiche, estampillée par le gouvernement mondial et la Marine. Y était représenté, le faciès d'un brigand sévissant dans les environs. Ainsi qu'une somme : deux millions de Berries. Une mise à prix ...

Intrigué, bien que comprenant déjà la finalité de tout ceci, Zoro fit transiter son regard de la prime jusqu'à l'aubergiste. Il fallait y voir un signe manifeste de sa volonté d'en savoir plus. Ce que son aîné comprit. Visiblement, le brigand en question faisait fuir la clientèle et ruinait, par la même occasion, le commerce en place sur l'île. Etant donné la nature isolée de cette dernière et le caractère faible de cette petite frappe, la Marine ne daignait pas s'en inquiéter outre mesure. Du moins, pas à court terme, la priorité allant aux pirates d'un certain calibre. En conséquence, il appartenait aux combattants occasionnels de s'en occuper, à supposer qu'ils servaient le bien et non le mal. Zoro ne se situait pas vraiment entre ces deux pôles. Il ne s'attardait pas à l'un ou l'autre, trop occupé à suivre sa propre voie. Une voie sur laquelle la mort était inéluctable, dans un sens comme dans l'autre. Dès lors, s'il n'était foncièrement pas mauvais, il ne pouvait pas plus se prétendre justicier. Une phrase en particulier retint son attention, toutefois, au point de le pousser à accepter le challenge. D'après le vieil homme, le brigand en question n'était autre que le meilleur sabreur des lieux. Sur ces dires, le regard de Roronoa étincela, tout comme son sourire plein de défi et de satisfaction se révéla au grand jour. N'ayant guère besoin de davantage de palabres pour se mettre en route, il prit la direction du camp retranché de son adversaire tout désigné. La suite fut expédiée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Ou comment un homme affamé, épuisé et éreinté parvint, d'un coup, d'un seul, à terrasser celui qui terrifiait la population locale. Ce fut si facile que le "natif" de Shimotsuki en soupira, se disant que sa proie n'était pas à la hauteur de sa réputation. Tout naturellement, il regagna donc l'auberge, laissant le corps inerte de sa victime s'affaler sur l'une des tables. Et il réclama son dû : " Un repas suffira, tant que j'ai de quoi me remplir l'estomac et me rincer le gosier ... ".

Acclamé par les habitants, impressionnés par sa performance, Zoro ne s'attarda guère à ce petit moment de gloire. Ce qui s'était déroulé en ce jour, n'était qu'anecdotique. Qu'une histoire en aparté dans l'immensité du récit du futur meilleur sabreur au monde. Toujours est-il que cet épisode marqua l'entame de sa carrière de chasseur de primes. Plus par la force des choses que par vocation, lui-même était d'ailleurs le premier à le répéter. Kaizoku gari no Zoro était né ... Il traquait les bandits dans tout East Blue : c'était son gagne-pain, le meilleur moyen qu'il avait trouvé pour survivre. Jamais il ne gardait les sommes découlant de ses victoires, pourtant. Il se contentait de monnayer ses talents en échange d'un gîte et d'un bon repas, au gré de ses escales successives. Il continuait à fixer un même point, au loin. A savoir Taka no Me no Mihawk, l'un des Shichibukai. Sa renommée était mondiale. Il serait donc possible de le dénicher un jour, tant que la presse diffuserait ses hauts faits. Ses expéditions en East Blue n'étaient cependant que trop rares, aussi Zoro avait-il rapidement compris qu'il devrait faire preuve d'autant de patience que d'acharnement. Cette quête serait menée à bien, il n'en doutait pas. D'ici là, il avançait lentement et sûrement, considérant son quotidien comme une succession d'épreuves à surmonter pour se rapprocher tant et plus de cet homme. Il aimait se mettre dans des situations difficiles. Plus elles l'étaient, plus grand il en ressortait. Si bien qu'au bout de tout un temps, il eut assis une réputation appréciable à travers le tout East Blue. Zoro, le chasseur de pirates ... Voilà un personnage dont le seul nom faisait trembler bien des bandits.

Ses homologues, eux, étaient admiratifs. Pour la plupart, du moins, car il y en avait bien l'un ou l'autre pour nourrir convoitise et jalousie à l'égard de Roronoa. Parmi ses plus fervents partisans, l'on retrouvait un duo pour le moins atypique. Eux aussi disposaient d'une certaine réputation dans le milieu. On les disait "spécialisés dans le menu fretin". Qu'il s'agisse là d'une forme de politesse ou d'une marque de respect envers le dévouement dont ils faisaient preuve contre la piraterie, peu importait au fond. Car Zoro n'avait jamais entendu parler d'eux. Quelle ne fut pas leur incrédulité, lorsqu'ils apprirent de sa bouche qu'il ne les connaissait ni d'Eve, ni d'Adam. Nonobstant ce triste constat, ils lui firent part de leur désir de faire équipe avec lui. Ils ne manquèrent pas de lui exprimer leur respect envers son bagoût, ainsi que la maestria avec laquelle il se défaisait du premier adversaire venu. Par ailleurs, ils lui exposèrent également leur tableau de chasse. Il affichait la faramineuse somme de trois proies à leur compteur, en deux ans de carrière. La mine de Zoro apparut déconcertée, partagée entre l'incompréhension et une forme peu expressive de compassion. A bien y réfléchir, ces deux zigotos avaient au moins le mérite de disposer d'un bon réseau d'informations, en plus d'être aptes à s'orienter en mer. Dans le même ordre d'idées, ils étaient de chouettes gars avec lesquels il serait agréable de faire un bout de chemin. Zoro accepta donc leur proposition.

Les deux larrons soutenaient irréversiblement leur idole dans son objectif majeur, celui de devenir le meilleur sabreur de toutes les mers. Ils l'en croyaient capable et à vrai dire, le considéraient déjà comme tel. Les marques de respect pleuvaient : senpai, aniki, ... Pourtant, sous leurs dehors de piètres combattants, ils s'avéraient non moins utiles à Roronoa qu'inversement. Ils finançaient les réparations de ses sabres, le tenaient au courant de l'avancée de Taka no Me et l'orientaient en conséquence. Si l'histoire ne garde aucune trace du trio, c'est bien parce qu'il fut rapidement dissous. Involontairement, d'ailleurs. Dans une succession d'évènements pour le moins rocambolesques et pourtant, si typiques de l'un des plus grands défauts de Zoro. Alors qu'ils avaient pris d'assaut le quartier général de toute une bande d'assassins régnant en maîtres sur une portion raisonnable d'East Blue, ils furent amenés à se séparer. Johnny et Yosaku s'occupèrent de la façade Ouest, tandis que leur aniki se chargeait de l'autre. Au final, les deux premiers furent aisément vaincus, tandis que le dernier nommé enchaînait les victoires. Il finit même par terrasser ceux dont devaient se charger ses équipiers. Ceux-ci, jamais en reste dans le burlesque, furent déportés par leurs cibles à bord d'une barque de fortune. Ils étaient ainsi destinés à périr en pleine mer, ligotés qu'ils étaient. " Il s'en est fallu de peu, Yosaku ... " - " Oui Johnny, la chance devait être de leur côté ... Aniki va venir nous sauver, n'aie crainte ". Ils étaient loin du compte.

A la base, tous trois avaient convenu de se retrouver sur une île au Nord-Ouest, en cas de pépin. Voyant que ses partenaires avaient disparu, Zoro se résolut ainsi à rallier le Nord-Ouest au moyen de la première embarcation venue : " Bon, alors c'est tout droit et à gauche ". Au bout du compte, Zoro se retrouva sur l'île de Shell. Nulle trache de Johnny ni de Yosaku en ces lieux, il commençait à se poser des questions. Un évènement vint faire basculer sa vie, cependant, alors qu'il ne s'y attendait aucunement. Cette contrée voyait le joug d'un colonel peu scrupuleux s'étendre jusqu'à la population, si bien que les soi-disant garants de la justice ressemblaient plus à des dictateurs qu'à des bienfaiteurs. Entre autres manifestations de cette situation, figurait l'aisance avec laquelle le fils dudit colonel profitait du statut de son père. Il se prenait pour ce qu'il n'était pas, laissant même son loup s'en prendre aux civils. Chose qui était inacceptable pour un homme de principes comme Zoro, a fortiori lorsqu'une jeune fille sans défense s'en trouvait menacée. Ce qui devait arriver, arriva : le loupé périt du tranchant de l'une des lames de Roronoa. Subséquemment, le chasseur de primes fit l'objet d'une arrestation ... Trafiquée, il est utile de le préciser. Hermepp lui proposa de passer outre les représailles, à la condition expresse que le meurtrier de son loup accepte docilement de servir d'exemple à la populace. Concrètement, Zoro devrait rester fixé à une croix dans la cour de la base, de jour comme de nuit. Il ne serait pas nourri et cela, pour une durée de trente jours. C'était inhumain et relever pareil défi relevait de l'impossible, mais pas pour lui. Au contraire, il aimait rendre l'impossible, possible. Il accepta donc, non sans une lueur de défi dans le regard et dans le sourire. S'il pouvait assumer tout seul ce qu'auraient subi les citoyens, cela lui convenait très bien. Et il tint bon, des jours durant ... Sans savoir qu'Hermepp avait pour intention de lui offrir la mort au bout du compte, à défaut de sa liberté.

La suite est connue : une rencontre, une alliance. Ou comment deux grandes destinées s'entrecoupent en un même point. Luffy avait ce petit quelque chose qui plaisait à Zoro, pourtant peu enclin à se plier à quelque autorité que ce soit. Il n'avait jamais envisagé d'être pirate, mais cela ne lui déplaisait finalement pas. Il en avait l'étoffe, profondément ancrée en lui. Et Roronoa Zoro de devenir la première recrue du Mugiwara. De fil en aiguille, l'équipage ne fit que s'acroître, devenant plus fort d'escale en escale. Lui-même apprit énormément, des suites de son face-à-face avec Taka no Me. La défaite fut au bout du compte, il s'était déjà préparé à accepter la mort. Il se l'était promis naguère, il préférait finir de la sorte que de rester sur un cuisant échec. Mais Mihawk lui-même ne l'entendait pas de cet oreille, laissant la vie sauve à son jeune poursuivant, en plus de l'haranguer. Il entretint la flamme de sa motivation, ayant au préalable compris qu'un fardeau terrible se cachait derrière. En guise de réponse, Zoro fondit en larmes, baignant dans son sang ... Brandissant Wadô Ichimonji vers les cieux, masquant son visage sous le dégoût de sa défaite, il fit une promesse à Luffy : " Je te promets de ne plus jamais perdre ! Je vais devenir plus fort que n'importe qui au monde ! Je jure de ... ne plus perdre un seul combat !!! Ca te va comme ça ... seigneur des pirates ? ". Au bord de la rupture, Zoro avait rassemblé toutes ses forces pour ce faire. Mihawk l'attendrait, il se devrait donc de devenir plus fort jusqu'à ce qu'ait lieu le remake de leur duel. Ce à quoi il s'évertua, surmontant la douleur et portant un fardeau supplémentaire. Mais il n'avait plus rien à apprendre sur cette mer. Grandline succéda à East Blue, non sans offrir des challenges autrement plus alléchants. Lesquels ne rebutaient jamais le bretteur.

Aux dernières nouvelles, Zoro s'entraînerait d'arrache-pied afin d'être capable de trancher l'acier. Et de vaincre Mihawk, à plus long terme. L'histoire nous livrera la finalité de ces ambitions, nullement démesurées pour cet homme si résolu.
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MessageSujet: Re: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   Sam 18 Oct - 19:38

Enfin finit de lire,j'ai mal au yeux maintenant...

Bref.

Welcome,tout est bon pour moi.

Je te valide,bon Rp.




Dernière édition par Monkey D. Luffy le Sam 18 Oct - 19:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   Sam 18 Oct - 19:42

Merci ^^
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MessageSujet: Re: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   Sam 18 Oct - 20:02

Shocked Bienvenue ....
Validé bien sur .
Je lirai quand je serai pas quoi faire mdr.
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Mimura Kodoma
Empereur des Mers & Capitaine des Shuusei Mugen's
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MessageSujet: Re: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   Dim 19 Oct - 20:21

Bienvenue, je donne ma voix agalement .
Trés belle présentation sur Zorro j'en ai rarement vu de tel sur ce personnage Wink

<~~~~~~~~~~>






Captaine des Shuusei Mugen's
Recherché à 400 000 000 de Berry's
Equipage Estimé a 740 000 000 de Berry's
Commandant d'une Flotte de deux Navires


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MessageSujet: Re: °°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°   

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°°¤¤ RoRoNoA ZoRo ¤¤°°
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